Uni Lausanne und Genf nun auch besetzt!

Filed under: Lausanne — Schlagwörter: — Cedric @ 26. November 2009

Neu ist die Uni Lausanne nun als erste französisch sprachige Universität in Europa besetzt!

Nachtrag: Nun auch Genf!

2 Comments »

  1. Mobilisation

    Il y a 40 ans les étudiants lançaient des débats de fond qui donnèrent lieu à une mobilisation sociale remettant en cause une société oligarchique soumise a une conception d’Etat bourgeois qui dictait les conditions d’éducation et d’accès au savoir. Cette action a permis la démocratisation des études mais aussi l’accès à des libertés jusque là limitées à une population restreinte. Les étudiants ont souvent été les initiateurs et les premiers portent paroles des débat de fond concernant nos enjeux de société. Cette année, les Etats n’ont pas hésité à donner quelques milliards de façon spontanée pour sauver des banques. Cependant, ils semble qu’ils ne sont plus capable de donner des fonds pour l’éducation, la santé, la sécurité sociale, etc…

    Si nous nous mobilisons aujourd’hui du côté de Lausanne, c’est avec des revendications ciblées sur notre système universitaire. Les étudiants qui n’ont connu que le système de Bologne ne savent peut-être pas qu’il se calque sur une logique entrepreneuriale. Cela se traduit à travers une administration rigide digne d’une oligarchie (double échec éliminatoire, liste de présence, cours semestriés, manque d’harmonisation des études, moment des inscriptions et des passages d’examens imposés, etc). Ainsi, qu’un accès au savoir limité par un nombre de cours restreins et ciblés sur des logiques utilitaires. Ce derniers point est dû à un manque d’argent qui ne permet pas de multiplier des chairs, ni les contrats des professeurs susceptibles de les occuper. Mais encore, une sélection des étudiants qui se calque de plus en plus sur une pensée anglo-saxonne. C’est-à-dire, une sélection faite sur les possibilités de financement des études et non plus une assimilation des savoirs et des réflexions. Pour finir, l’harmonisation des universités et la mobilité des étudiants qui a été prônée n’est pas mise en place. N’oublions pas que ce système nous est imposé. Ce n’est pas un point de vue politique qui se dessine à travers les mobilisations universitaires mais une critique d’un système sociétale devenu aberrant. En Suisse avec la démocratie directe nous croyons que nous participons aux vrais enjeux de société par des votations et des débats sur l’interdiction de fumer dans les bars, sur l’interdiction des minarets, sur les politiques sociales, etc. Cette démocratie directe est une mascarade si nous ne réagissions pas lorsqu’il s’agit de décisions économiques et que les Etats prêtent des milliards aux banques sans nous consulter alors qu’en parallèle ils se désengagent du système éducatif à travers Bologne et ses logiques entrepreneuriales.

    Nos revendications au niveau de l’Université de Lausanne se construisent de façon concrètes. Toutefois, le débat de fond initié dans les diverses universités traduit un sentiment social beaucoup plus large qu’il nous faut relayer afin de fédérer. Ce sentiment d’injustice latent est ressenti par une large partie de la population qui ne peut pas se permettre de réagir et qui se retrouve souvent fragmentée. Aussi, la situation actuelle peut être définie par nos conceptualisations universitaires permettant d’amener sur la place publique une prise de conscience d’un système injuste. Le financement des universités est une hiérarchisation des savoirs et des techniques qui est fait dans un but économiquement productiviste. Si les universités sont avant tout au service de l’économie c’est aussi le cas des Etats. Dès lors, le savoir et la politique sont au service d’une économie relativement récente. Il s’agit donc de remettre en question les priorités humaines. Il n’est plus possible de continuer dans une situation ou le savoir, la politique et l’être humain servent l’économie mais plutôt que l’économie soit au service des êtres humains. Ainsi, au-delà de notre mouvement, il est de notre devoir de prolonger nos revendications sur la scène publique et de traduire notre mécontentement par des actions coordonnées et synchronisée. Cette mobilisation n’est pas seulement spontanée. Elle réagit à des mécanismes plus larges et doit aussi permettre une vraie remise en question de notre société et de ses institutions. Cette état de fait, doit donc se manifester par le peuple sur la place publique.

    Dès lors, il faut organiser une journée de manifestation de toutes les universités.

    Un étudiant de l’Université de Lausanne

    Comment by Gabriel — 26. November 2009 @ 14:21

  2. Langsam wird es still um die lustigen Protestbewegungen. Anstelle immer nur gross herauszuposaunen, dass wieder eine Uni mitläuferisch einen Hörsaal besetzt, könntet ihr auch einmal erwähnen, an welchen Unis die spätpubertierenden phil. I – Revoluzzer zur Einsicht gekommen sind und die Sache aufgegeben haben…

    Comment by Günther R. — 1. Dezember 2009 @ 10:25

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